Le Kazakhstan veut pousser la porte de l’Eurovision 2026 : attention, votre globe va surchauffer !

Le « continent » Eurovision n’en est plus vraiment un : après l’Australie, voici que le Kazakhstan frappe aux loges pour 2026. La nouvelle vient tout droit de la très sérieuse Khabar Agency, dont le patron, Kemelbek Oïchybaïev, s’est fendu d’un selfie bien placé dans le hall de la BBC lors de la dernière Assemblée générale de l’Union Européenne de Radio-Télévision (UER). Au menu des discussions : géographie souple, pop pan-eurasienne et quotas de paillettes.

Un dossier XXL servi à la sauce Londres

Selon Oïchybaïev, le sujet a été glissé sans chichis dans la conversation avec Noel Curran, directeur général de l’UER :

« On en reparle au prochain comité », aurait-il souri.
Comprenez : il reste tout un buffet de paperasse réglementaire avant d’entendre “Добрый вечер, l’Europe !” sur le plateau. Mais l’idée est désormais à l’ordre du jour – ce qui, dans le langage feutré de Genève, vaut déjà confession publique.

Junior, l’antichambre dorée

Ne faisons pas les surpris : le Kazakhstan brille depuis 2018 au Concours Eurovision Junior. Deux médailles d’argent et un répertoire de ballades capables de concurrencer la pluie de novembre à Paris : bref, un CV que certaines délégations séniores pourraient envier. Et quand bien même la chaîne a fait l’impasse en 2023 pour cause de budget frisquet, la passion nationale est intacte.

Problème n° 1 : la carte (mais qui regarde encore l’Atlas ?)

Les puristes géopolitiques gloussent déjà : « Le Kazakhstan, c’est l’Asie ! ». Rappelons que l’Australie participe sans que personne ne réclame son code postal. À l’heure des playlists mondialisées, la frontière européenne est manifestement aussi flexible qu’un refrain de schlager.

Problème n° 2 : l’invitation qui vaut de l’or

Pour passer du canapé à la Green Room, Khabar doit recevoir un sésame du très sélect Groupe de référence. La manœuvre n’a eu lieu qu’une seule fois : en 2015, quand l’UER a déroulé le tapis rouge à la chaîne australienne SBS. Autant dire qu’à Astana, on peaufine déjà le discours qui fera fondre les juristes helvétiques.

Atouts kazakhs : entre dombyra et dancefloor

Imaginez un couplet folk joué au dombyra, suivi d’un drop électro-steppe, le tout en kazakh-anglais sous LED turquoise : de quoi réveiller Malmö, Turin et la moitié des télé-spectateurs. Côté storytelling, l’argument « pont culturel entre Europe et Asie centrale » séduit autant que la promesse d’un nouveau marché publicitaire.

Ce que l’UER y gagne

  • Une audience fraîche à l’est du Bosphore.
  • Un coup de projecteur géopolitique (version soft power à paillettes).
  • Un prétexte idéal pour vendre davantage de CD… pardon, de playlists Spotify estampillées Eurovision 2026.

Entre une invitation officielle et la première répétition, il faudra encore quelques cafés genevois et beaucoup de PowerPoint. Mais si le feu vert tombe, attendez-vous à voir surgir une yourte chromée sur la scène autrichienne – et, soyons honnêtes, ce serait un excellent sujet de chronique pour tout animateur français avide de gesticuler en prime time.

Source: Eurovoix

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