Non, il n’y aura ni Canada ni Kazakhstan à l’Eurovision 2026 (et voilà, on peut arrêter d’y croire)

On va faire simple, clair et sans suspense inutile: le Canada et le Kazakhstan ne feront pas leurs débuts à l’Eurovision 2026 à Vienne. Voilà. Rideau. Générique. Merci d’avoir suivi.
C’est Martin Green qui a calmé l’emballement général en confirmant que, malgré les rumeurs, la fête du 70ᵉ anniversaire de l’Concours Eurovision de la chanson 2026 se fera sans nouveaux invités. Pas de surprise, pas de “petit coucou transatlantique”, pas de moment “regardez comme on est ouverts”.
Et franchement? C’est très Eurovision.
Le fantasme était joli… mais le calendrier a gagné
Sur le papier, tout était parfait.
Eurovision fête ses 70 ans. L’Australie avait débarqué en 2015 pour un anniversaire. Le Canada montrait des signes d’intérêt. Le Kazakhstan traîne autour du concours depuis des années.
Bref, le scénario s’écrivait tout seul.
Sauf que l’Eurovision n’est pas une émission improvisée entre deux pauses pub. Les délais sont sacrés. Et selon Martin Green, la date limite pour rejoindre l’édition 2026 est passée depuis décembre. Fin de l’histoire.
Ni anniversaire, ni enthousiasme politique, ni trending topic n’y changent quoi que ce soit.
“Membre associé”, ce n’est pas “presque dedans”
Petit rappel utile pour tout le monde: être membre associé de l’Union européenne de radio-télévision ne donne pas un ticket automatique pour l’Eurovision.
Ça permet de diffuser le concours.
D’en parler.
D’en rêver, éventuellement.
Mais pour monter sur scène, il faut une invitation officielle. Et pour 2026, cette invitation n’a pas été envoyée. Ni au Canada, ni au Kazakhstan.
Kazakhstan: l’envie est là, le budget beaucoup moins
Le Kazakhstan n’est pas un nouveau flirt eurovisuel. Le pays diffuse le concours depuis 2010 et a même participé à l’Eurovision Junior entre 2018 et 2022 via Khabar Agency.
Tout semblait prêt… sauf le nerf de la guerre.
Fin 2025, le ministère kazakh de la Culture a été très clair: participer à l’Eurovision coûte cher, et ce n’est pas prévu dans le budget actuel. Résultat: on regarde, on écoute, on applaudit… mais on ne participe pas.
La passion, oui. La facture, non.
Canada: beaucoup d’enthousiasme, zéro timing
Le cas canadien est presque cruel.
À l’automne 2025, des documents budgétaires ont révélé que le gouvernement travaillait avec CBC/Radio-Canada pour explorer une participation à l’Eurovision.
Il y a même eu des rumeurs d’implication personnelle du Premier ministre Mark Carney. Autant dire que ce n’était pas juste un délire de fans.
Le problème? Tout cela est arrivé trop tard. Le dossier était intéressant, mais la porte était déjà fermée.
Ce n’est pas un refus.
C’est un “revenez plus tôt la prochaine fois”.
Verdict: anniversaire sans nouveaux invités
Pour Vienne 2026, l’Eurovision reste en terrain connu. Pas de nouvelles frontières, pas de drapeau surprise au générique, pas de moment “wow, ils ont osé”.
Est-ce un peu frustrant? Oui.
Est-ce surprenant? Pas du tout.
L’Eurovision adore le spectacle, mais elle adore encore plus son règlement. Et quand le règlement dit non, même le plus beau des fantasmes doit s’asseoir.
Le Canada et le Kazakhstan ne sont pas exclus pour toujours.
Ils sont juste… pas sur cette saison.
Source: eurovoix