Melodi Grand Prix rejoue la même carte côté animateurs (et, pour une fois, c’est assumé)

En Norvège, on ne change pas une équipe qui fonctionne. On la reconduit, on hausse vaguement les épaules et on passe à autre chose. Le Melodi Grand Prix a confirmé ses animateurs, et personne n’a fait semblant de découvrir la nouvelle.

Ronny Brede AaseMarte Stokstad et Markus Neby reprennent le micro. Même trio, même complicité, même tranquillité d’esprit. Ce n’est pas une annonce “événement”, c’est une décision pratique. Et parfois, la télévision gagne justement quand elle arrête de vouloir surprendre.

Des animateurs contents… et ça se voit

Ronny Brede Aase ne fait pas mystère de son enthousiasme. Revenir dans l’univers du MGP, pour lui, c’est retrouver une atmosphère particulière : beaucoup d’excitation, énormément de secrets mal gardés et ce plaisir très spécifique de savoir plus ou moins ce qui va arriver… sans jamais vraiment le dire.

Marte Stokstad et Markus Neby, eux, n’ont pas eu besoin de longues discussions. Refaire le MGP ensemble était une évidence. Ils connaissent le tempo, les silences à meubler, les moments où la régie décide soudainement de tester la patience de tout le monde.

Et si la technique lâche ? On parle. On improvise. On respire.
La télévision en direct, version nordique.

Un concours qui commence à se prendre au sérieux (sans en faire trop)

Markus Neby observe que le MGP n’est plus regardé comme avant. Les récents parcours européens d’artistes norvégiens ont discrètement changé la perception du concours. Gagner ici peut désormais mener quelque part. Pas toujours, mais assez souvent pour que ça compte.

Ce petit changement de statut donne au MGP une autre texture. Moins “gentille sélection nationale”, plus vraie rampe de lancement. Et forcément, ça rend le tout plus intéressant à suivre.

Marte, fidèle à son pragmatisme, revient toujours au même point : les chansons. Selon elle, cette édition regorge de titres qu’on fredonne avant même de s’en rendre compte. Pas besoin de forcer. Ça reste dans la tête. Mauvais signe pour la productivité, bon signe pour un concours musical.

Les artistes seront dévoilés le 19 janvier. Les chansons complètes suivront le 26 janvier. Le reste viendra tout seul.

Lillehammer, ou l’art de sortir des capitales

La finale se tiendra le 28 février à Håkons Hall, dans la ville de Lillehammer. Un choix qui ne cherche pas à impressionner, mais à déplacer l’énergie.

Moins de grande ville, plus de proximité. Moins de distance, plus de chaleur locale. Les animateurs le disent sans détour : ce genre de cadre change la dynamique d’une émission. Et souvent, pour le mieux.

Markus se voit déjà glisser quelques commentaires bien sentis entre deux séquences. Marte se réjouit de l’ambiance. Ronny, lui, est simplement heureux d’être là.

Pas de discours grandiloquent, juste une émission qui tient debout

Les animateurs ne fuient pas les débats autour de la place de la Norvège à l’Eurovision. Ils savent qu’ils existent. Ils savent aussi que, le soir de la finale, ce ne sera pas le sujet principal.

Ce soir-là, on cherche une chanson. Une bonne.
Et on la laisse faire le travail.

Pas de promesses excessives.
Pas de posture héroïque.
Juste une équipe qui sait ce qu’elle fait,
et un pays prêt à écouter.

Source: NRK

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